Mercredi 17 février 2010
3
17
/02
/Fév
/2010
11:22
Hybrigenics est une société biopharmaceutique parisienne, qui se consacre à la reche
rche et au développement de nouveaux médicaments contre le cancer et
spécialisée dans les interactions entre protéines. Cette société a annoncé le 04 février 2010 avoir reçu l'avis scientifique officiel de l'Agence Européenne des Médicaments (EMEA) sur le plan de
développement clinique de l'inécalcitol dans le cancer de la prostate hormono-réfractaire.
Les recommandations de l'EMEA pour l'étude de Phase IIb d'efficacité thérapeutique de fortes doses d'inécalcitol associées à des cycles de Taxotere® par voie
intraveineuse sont en accord avec le protocole proposé par Hybrigenics. Cela va faciliter l'obtention des autorisations par les agences de santé nationales dans chacun des pays européens. En
effet le 06 février 2010 Hybrigenics a annoncé que l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) a approuvé un amendement au protocole de l’étude de Phase IIa de
tolérance clinique en cours chez des patients atteints d’un cancer de la prostate hormono-réfractaire.
Cette étude clinique sera menée en double-aveugle contre placebo, il est envisagé de recruter au total un minimum de 80 patients. La dose et la fréquence
d'administration de l'inécalcitol a été déterminée à l'issue de l'étude Phase IIa, l’amendement approuvé par AFSSAP prévoit l’administration orale de 4 milligrammes d’inécalcitol une ou deux fois
par jour.
La tolérance à la dose quotidienne de 2 mg s’est révélée excellente chez 6 patients supplémentaires recrutés depuis le mois d’août et traités pendant 18 semaines,
avec en particulier aucun signe d’hypercalcémie, toxicité habituellement rédhibitoire des analogues de la vitamine D. Par conséquent, la dose peut maintenant être doublée à 4 mg par
jour.
« L’administration deux fois par jour est très innovante pour un analogue de la vitamine D comme l’inécalcitol, » déclare le Docteur Jean-François
Dufour-Lamartinie, Directeur R&D Clinique d’Hybrigenics. « Elle va accroître la probabilité de l’inécalcitol de prouver son efficacité dans les indications anticancéreuses où l’exposition de
la tumeur au médicament est la clé du succès thérapeutique ».
Le cancer de la prostate est le type de cancer le plus courant chez l’homme. Les derniers chiffres disponibles pour le cancer de la prostate prévoient 192 300
nouveaux cas et 27 400 décès pour 2009 aux Etats-Unis.
Au moment du diagnostic, si le cancer est localisé à la prostate, il peut être définitivement guéri par la chirurgie et/ou la radiothérapie. Si le cancer s’est déjà
propagé au-delà de la glande prostatique, des traitements à base de médicaments anti-hormonaux permettent dès le début de le garder sous contrôle à un stade appelé « hormono-dépendant ».
Néanmoins, après plusieurs mois ou années, la croissance de la tumeur reprend inexorablement malgré le traitement anti-hormonal : le cancer de la prostate est alors devenu « hormono-résistant »,
stade pour lequel la chimiothérapie à base de Taxotere® est le traitement de référence. Le marché mondial des médicaments utilisés contre le cancer de la prostate représente plus de 3 milliards
de dollars par an.
L’inécalcitol est un agoniste (substance qui se fixe à un récepteur et qui déclenche sa réponse) des récepteurs de la vitamine D actif par voie orale. L’idée à la
base de son utilisation thérapeutique consiste à associer son potentiel cytostatique (substance ou processus qui stoppe ou ralentit la prolifération des cellules) à l’efficacité reconnue des
traitements de référence des deux stades du cancer de la prostate : les agents anti-hormonaux (agonistes de la LH-RH et anti-androgènes) pour le stade hormono-dépendant, et la chimiothérapie à
base de Taxotere® pour le stade hormono-résistant.
Source :
http://www.rechercheclinique.com/informations/
http://www.hybrigenics.com/fr/