Nous sommes six étudiants en licence professionnelle "Statistique et Informatique pour la Santé" à Vannes. Nous réalisons un blog sur la recherche clinique dans le cadre d'un projet en
communication. Vous trouverez régulièrement un article écrit par l'un d'entre nous sur l'actualité de la recherche clinique. N'hésitez pas à laisser des commentaires afin de nous faire part de
vos critiques.
Les cellules souches cancéreuses sont à l’origine de nombreuses récidives de tumeurs. En effet, peu nombreuses mais très agressives, elles peuvent survivre à la chimiothérapie.
Une étude préclinique a été réalisée par des scientifiques américains, à la recherche d’une molécule capable
de tuer ces cellules.
L’essai clinique a débuté par une étude
in-vitro :
Comme les cellules souches cancéreuses représentent moins de 1% des cellules tumorales, les chercheurs ont dû
créer des lignées de cellules souches cancéreuses à partir de cellules modifiées génétiquement. Ils ont ensuite testé 16 000 substances sur ces cellules dont 32 qui se sont avérées
prometteuses et plus particulièrement la salinomycine. Cette molécule attaque les cellules souches cancéreuses de façon très sélective et efficace.
(Par exemple : avec des cellules souches cancéreuses du sein, la salinomycine détruit 100 fois
plus de cellules cancéreuses que le traitement qui est sur le marché actuellement.)
Les résultats étant très significatifs,l’essai clinique est passé à une phase d’étude chez l’animal :
Les chercheurs ont transplanté des cellules souches cancéreuses chez la souris. Les résultats de cette étude
ont pu montrer que la molécule testée ralentissait la croissance des tumeurs.
Pour conclure, cette étude paraît prometteuse mais la Phase 1, chez l’homme, n’a toujours pas débuté. Il faudra donc attendre encore quelques années avant de pouvoir trouver
ce traitement en pharmacie.
La production à grande échelle du vaccin contre la bilharziose pourrait être lancée dans trois ans. La
bilharziose est une maladie parasitaire la plus répandue dans le monde après le paludisme, elle est due à la pénétration à travers la peau d'un ver : le trématode,du genre
Schistosoma. Il se loge dans les veines, la maladie peut se manifester par des maux de
têtes, de la fièvre, des troubles intestinaux, et parfois par de l’urticaire géante ou par des symptômes dus à une atteinte des viscères. Cette maladie touche environ 200 millions d'habitants des
zones rurales à travers le monde.
Le Nord-Pas-de-Calais et la région wallonne ont prolongé leur participation financière pour la fabrication du
vaccin qui a été confiée à la société liégoise Eurogentec. Eurogentec est un fournisseur mondial de produits et des services aux scientifiques impliqués dans la Recherche de Science de Vie, le
développement Diagnostique et Thérapeutique Moléculaire et la commercialisation.
L’intérêt du vaccin, par rapport au médicament, est double: d’une part, il prévient l’infection; d’autre
part, il peut être aussi utilisé comme thérapie, lorsque l’infection est déjà présente, mais avec une efficacité plus importante que celle du médicament chimique. Le projet est dans sa phase
d'essais depuis dix-huit mois et un rappel vaccinal aura lieu en avril 2010 sur les sujets testés. Une phase d'observation de trois ans sera ensuite nécessaire à l'évaluation de la fiabilité du
vaccin. Le produit sera utilisé pour prévenir les conséquences de la maladie, qui touche des populations économiquement très faibles.
Des chercheurs mexicains ont déclaré mardi dernier que les vaccins contre la grippe saisonnière
pourraient offrir une protection relative contre la grippe A(H1N1).
Ils ont constaté que la probabilité de contracter la grippe A(H1N1) ou d’y succomber chez des personnes déjà
vaccinées contre la grippe saisonnière est nettement inférieure que chez les personnes non vaccinées.
"Ces résultats sont à considérer prudemment et n'indiquent en aucun cas que le vaccin contre la grippe
saisonnière devrait remplacer le vaccin contre la grippe A(H1N1) 2009", écrivent les chercheurs de l'Institut national de la santé publique de Cuernavaca.
Les chercheurs pensent que les personnes déjà vaccinées contre la grippe saisonnière seront
réconfortées.
L'étude a porté sur 80 personnes atteintes de la grippe A(H1N1) et 180 ayant d'autres maladies. Les résultats
montrent que 29% des personnes non vaccinées ont contracté la grippe A(H1N1), contre 13% des personnes vaccinées contre la grippe saisonnière.
Aucun des patients vaccinés n'est mort, mais 35% des malades de la grippe A(H1N1) qui sont morts n'avaient
pas été vaccinés.
"La vaccination
saisonnière pourrait protéger contre les formes les plus graves de la maladie", ont-ils ainsi conclu.
Lundi 12 octobre, l’AFFSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé) a donné son autorisation à la société
BioAlliance Pharma pour l’essai clinique de phase I de « Fentanyl Lauriad ».
BioAlliance Pharma est une société dédiée au traitement du cancer et du SIDA ainsi qu’aux soins de
support.
La phase I est l’étude de la première administration chez l’homme. Elle permet d’évaluer la tolérance du
produit et d’effectuer les études initiales de pharmacocinétique. Pour le « Fentanyl Lauriad », elle s’effectuera auprès de volontaires sains et devrait s’achever avant fin
2009.
Ce médicament utilise la technologie mucoadhésive et est destiné au traitement de la douleur chronique chez
les patients cancéreux.
Trois autres médicaments développés par « BioAlliance Pharma » utilisent cette technologie. Le
« Clonidine Lauriad », pour lequel la société a déposé une demande d’essai clinique de phase II, est développé dans le traitement des mucites orales (inflammation des muqueuses
buccales). Aussi appelées stomatites, celles-ci peuvent être un effet indésirable des chimiothérapies anticancéreuses et de la radiothérapie. L’ « acyclovir Lauriad » a passé un
essai clinique de phase III positif et enfin, le « Loramyc » est d’ores et déjà sur le marché.
Les chercheurs
du Ministère de la santé thaïlandais et de l'armée américaine ont annoncé avoir mis au point un vaccin expérimental luttant contre le
sida.
Ce vaccin réduit d'un tiers les risques de contamination par le virus du sida.
L’essai RV144 est un essai de phase III (étude de l'efficacité thérapeutique, dernière étape indispensable
avant une éventuelle mise sur le marché) qui a testé la combinaison de 2 candidats vaccin : ALVAC du laboratoire français Sanofi-Aventis, et AIDSVAX du laboratoire américain VaxGen.Ils ont été élaborés en tenant compte des sous-types viraux présent dans la région test ainsi que ceux d'Europe et des Etats-Unis. Chacun des deux produits
s'étaient auparavant montrés inefficaces indépendamment de l'autre.
L'étude clinique, lancée en 2003 dans deux provinces thaïlandaises, a été
réalisée sur 16.400 volontaires tous séronégatifs. Les cas étudiés avaient entre 18 et 30 ans et leur exposition au risque de contamination était jugée similaire à la moyenne. La moitié d'entre
eux s'est fait administrer une combinaison des deux produits actifs, l'autre moitié a reçu des placebos. La vaccination s'est faite de façon séquentielle en
administrant deux vaccins différents en plusieurs injections. Cette démarche permet ainsi de stimuler davantage le système immunitaire du sujet étudié.
Trois ans après la fin des injections, 74 individus non-vaccinés ont été
contaminés par le virus, alors que seulement 51 cas de sida ont été avérés chez les individus traités. Cela représente une diminution de la contamination de 31%. Résultats statistiquement
significatifs, certes modestes mais toutefois révélateurs d'une nouvelle piste pour les chercheurs.
Cette découverte fait naitre un nouvel espoir mais de nombreuses questions
restent à résoudre: Quelle est la durée de la protection? L'efficacité serait elle la même sur une population différente? Et surtout, pourquoi le mélange a-t-il été efficace?