Mercredi 3 février 2010
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« Au-delà de 65 ans, les porteurs de pacemaker sont très nombreux et leur probabilité de devoir passer une IRM double. Or,
cet examen leur fait courir un risque vital. L'IRM créé un champ magnétique complexe, mouvant et pulsatile, qui provoque une très forte probabilité de dysfonctionnement pouvant induire une
arythmie mortelle et le chauffage du dispositif. Dans ces conditions, disposer de pacemakers permettant de passer une IRM sans danger devient une nécessité ».
Ainsi s’est exprimé le docteur Bruce Wilkoff qui a dirigé les études sur un nouvel appareil destiné à remplacer les pacemakers
incompatibles avec les nouvelles technologies d’imagerie. En effet, de nombreux cas d’accident on eu lieu chez des patients équipés d’un pacemaker et nécessitant une IRM, au début par manque de
connaissance puis par la suite par inadvertance, faute d’attention de la part du personnel soignant.
L'étude était destinée à la fois à confirmer l'efficacité du PM EnRhythm MRI et à prouver l'absence de dysfonctionnement,
aigu ou chronique, après exposition à une IRM.
Deux mois après l'implantation, 244 patients ont eu une IRM et le reste de la cohorte a servi de groupe témoin. Le fonctionnement
des appareils a été vérifié avant IRM, puis après, à une semaine, un mois et 6 mois.
Aucun événement n'est survenu durant l'IRM. Le taux d'absence de complication lié au nouveau Pacemaker était de 97,7% (p<
0,001).
Tout au long de l’étude, les différentes modifications apportées on d’abord été testées sur un faux cœur (copie de cœur en mousse
avec un gel), sur l'animal, par modélisation statistique, et enfin sur l'homme.
La dernière version a été validée grâce à une étude clinique multicentrique incluant 464 patients. On a fait passer une IRM à un
groupe de patients portant ce stimulateur et on a comparé l'état de leurs appareils à celui d'un autre groupe qui n'avait pas subi d'examen. Aucune différence n'a été décelée entre les deux
différents groupes, ce qui a conduit à la décision de lancement sur le marché pour mi-mars 2010.
Le Professeur Leclercq a cependant émis une critique : « Les investigateurs se sont limités à une IRM de la partie haute
du corps (tête et cou) et lombaire mais c'est déjà beaucoup pour les malades avec une pathologie neurologique ou lombaire. » On ne sait donc pas encore quel serait l'effet d'une IRM
thoracique.
Sources:
www.theheart.org
www.lesechos.fr
www.doctissimo.fr
www.rechercheclinique.com